Les Outre-mer
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A la Conférence environnementale, Victorin Lurel propose des assises territoriales de la biodiversité dans les outre-mer

Le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, a pris part aux travaux de la Conférence environnementale qui s’est déroulée les 14 et 15 septembre au Palais d’Iéna à Paris.

vendredi 21 septembre 2012


Crédit photo : Arnaud Bouissou

Intervenant samedi dans la table ronde "Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité" au côté de la ministre de l’Egalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, le ministre des Outre-mer a rappelé que la richesse de la biodiversité ultramarine est exceptionnelle et constitue un atout majeur pour le développement des outre-mer et pour toute la France.

En effet, 9 des 12 territoires formant les outre-mer français figurent parmi les 34 points chauds de la biodiversité mondiale. Les outre-mer représentent 80 % de la biodiversité française avec un niveau élevé d’endémisme, car plus de 13 000 espèces endémiques y sont recensées, soit plus que dans tout le continent européen. La richesse biologique des eaux littorales et marines est exceptionnelle et pas moins de 90% de la zone économique exclusive (ZEE) française se situent dans les outre-mer, soit 10 millions de km2 conférant à la France 2ème ZEE du monde. Enfin, grâce aux outre-mer, la France est le seul Etat à disposer de récifs coralliens dans les 3 grands océans, avec un total de 10% des récifs coralliens de la planète, la 2ème plus grande barrière récifale mondiale en Nouvelle Calédonie, ainsi que l’une des très rares doubles barrières à Mayotte.

"La biodiversité dans les outre-mer est souvent liée à une histoire géologique particulière, à l’origine de paysages naturels exceptionnels. Elle a aussi un lien fort avec la culture, l’identité et le développement touristique si l’on considère le rôle essentiel en matière de reconnaissance et d’attractivité que joue un classement au Patrimoine mondial de l’UNESCO", a indiqué le ministre des Outre-mer.

Face aux nombreuses menaces qui pèsent sur cette biodiversité, et au-delà des actions déjà engagées (création de parcs naturels et réserves, plans de sauvegarde des espèces menacées, engagement des inventaires de la biodiversité, Initiative Française pour les Récifs coralliens – IFRECOR), Victorin Lurel a insisté sur la nécessité de définir une stratégie globale et cohérente sur le long terme pour protéger et valoriser la biodiversité ultramarine.

Il a plaidé pour que les plans et schémas nécessaires à la gestion durable de la biodiversité soient conçus et mis en œuvre en concertation avec les acteurs locaux en tenant compte des spécificités de chaque territoire. "La régionalisation de l’action en la matière me paraît le bon échelon", a-t-il estimé. Il a aussi accueilli avec faveur la proposition émise lors des débats d’une rechercher d’adaptation de l’éducation à l’environnement aux contextes locaux.

Le ministre des Outre-mer a proposé que des assises territoriales de la biodiversité se tiennent dans chacun des outre-mer et qu’elles participent ainsi à la préparation de la future loi sur la biodiversité.

Enfin, dans sa conclusion, Victorin Lurel a jugé essentiel de développer une exploitation rationnelle et raisonnée des ressources : "Nous ne devons pas avoir peur des mots car ne pas occuper le terrain, ne pas se préoccuper de mettre en place une approche publique de la valorisation des ressources issues de la richesse de notre biodiversité laisse la place à des exploitations captives et excessivement nuisibles".