Engagement emblématique du président de la République, l’objectif des "Emplois d’avenir" est de proposer des solutions d’emploi et d’ouvrir l’accès à une qualification aux jeunes peu ou pas qualifiés qui ne parviennent pas à trouver le chemin de l’insertion professionnelle. Les jeunes sans diplôme de 16 à 25 ans seront les premiers bénéficiaires, en particulier dans les zones urbaines ou rurales les plus marquées par le chômage.
Compte-tenu de la situation de l’emploi des jeunes dans les Outre-mer, Victorin Lurel était associé à la présentation comme quatre autres ministres : Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative, Benoît Hamon, ministre chargé de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, François Lamy, ministre chargé de la Ville et Thierry Repentin, ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.
Victorin Lurel a relevé que ce dispositif "a été pour ainsi dire spécialement étudié pour les outre-mer". Rappelant la dure réalité des chiffres – un taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans qui oscille entre 50 et 60 % selon les régions et les territoires et un nombre de chômeurs qui a augmenté de 49 % entre 2007 et 2012, il a estimé que les outre-mer bénéficieront d’un volume important de contrats d’avenir.
Ce projet, axé sur le secteur non marchand, ne néglige pas pour autant les entreprises qui pourront utiliser des emplois d’avenir si elles le souhaitent et sous certaines conditions.
Il a en outre précisé que ce projet de loi préserve les dispositions pour l’emploi spécifiques aux outre-mer, en particulier les contrats d’accompagnement pour l’emploi de nos départements. Ainsi le gouvernement a souhaité maintenir un traitement accru et différencié compte tenu de la situation si dégradée de l’emploi outre-mer.
Enfin, le ministre des outre-mer s’est réjouit que cette mesure nouvelle prévoit dès le départ les adaptations nécessaires pour Mayotte.
