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N-Calédonie : Lurel obtient un consensus sur le comité des signataires

Nouméa, France, 26 novembre 2012, 09:08:58 (AFP)

lundi 26 novembre 2012


N-Calédonie : Lurel obtient un consensus sur le comité des signataires

Le ministre des Outre-mers, Victorin Lurel, a déclaré lundi à Nouméa avoir obtenu un accord des dirigeants calédoniens sur l’ordre du jour du comité des signataires de l’accord de Nouméa, prévu le 6 décembre à Paris, malgré leurs divisions.

"On s’est entendu sur un ordre du jour, qui a reçu l’agrément de tous. Nous avons ajouté deux points, l’un sur l’insécurité et l’autre sur un bilan des signes identitaires", a déclaré à la presse M. Lurel, au terme d’une visite de quatre jours dans l’archipel.

Le ministre a multiplié les entretiens avec les acteurs politiques, économiques et sociaux, en vue du comité des signataires de l’accord de Nouméa (1998), qui sera précédé d’une réception par le président de la République François Hollande.

Les transferts de compétences, la vie chère, le bilan de l’accord de Nouméa, l’avenir institutionnel et le nickel figurent parmi les principaux chapitres de cette réunion.

Les deux grandes familles politiques du Caillou, la droite non-indépendantiste et les indépendantistes kanak, sont actuellement en proie à de profondes rivalités, attisées par le calendrier électoral.

Des élections territoriales ont lieu en 2014, pour le dernier mandat de l’accord de Nouméa (2014-2018), au cours duquel un référendum d’autodétermination doit être organisé.

"Lorsqu’un cycle électoral arrive, chacun s’organise pour faire la conquête du pouvoir. Ce qui se préparera pendant ce mandat est terriblement important. Il y a une compétition âpre (…)", a déclaré Victorin Lurel.

Il a en outre affirmé que "quelle que soit la réponse (au référendum,ndlr) vous serez un état quasi souverain", compte tenu du nombre des transferts de compétences, prévu par l’accord de Nouméa.

A côté des enjeux politiques, M. Lurel a insisté sur "la question sociale, qui devient obsédante", en raison des profonds clivages ethniques et sociaux en Nouvelle-Calédonie.

"La question sociale mérite d’être examinée davantage. Les sociétés multiethniques sont belles mais fragiles. Quelle société êtes-vous en train de bâtir ?", a-t-il interrogé.

Alors que les querelles politiciennes ralentissent l’adoption de réformes fiscales et économiques, le ministre a mis en garde sur le risque qu’une "absence de réponse se termine par des défilés dans la rue".