Publié le 23 novembre 2016

La pêche et l'aquaculture Outre-mer

Pêche et aquaculture outre-mer

  1. Etat des lieux

La pêche est un secteur traditionnel de développement  des collectivités ultramarines : elle contribue à l’autosuffisance alimentaire, à la création d’emplois (production et transformation des produits de la mer), et pour certaines collectivités représente un potentiel d’exportation vers différents marchés (européen, asiatique, nord-américain) avec  une bonne valeur ajoutée, dans un contexte de forte demande. Une grande diversité existe entre les collectivités. La politique commune de la pêche (PCP) s’applique dans les six régions ultrapériphériques françaises : les cinq DOM (dont Mayotte depuis le 1er janvier 2014) et Saint-Martin. L’exploitation des ressources de la zone économique exclusive (ZEE) est une compétence propre de St Barthélémy, de la Polynésie et de la Nouvelle-Calédonie, l’Etat restant compétent à St Pierre et Miquelon et à Wallis-et-Futuna.

    L’aquaculture (en mer et en eau douce) représente aussi un potentiel de création d’emplois, d’autosuffisance alimentaire, de développement et d’innovation dans les collectivités d’outre-mer avec le soutien des instituts de recherche. Dans les DOM, la PCP s’applique avec prise en compte de certaines spécificités, notamment le risque cyclonique.

    1. Perspectives

    La nouvelle PCP et son instrument financier, le fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), ont permis d’obtenir un nombre important de mesures en faveur des RUP :

    • création d’un conseil consultatif des RUP ;
    • zone de protection de 100 milles marins qui peut être réservée aux navires immatriculés dans les RUP ainsi qu’aux navires communautaires qui y pêchent traditionnellement jusqu’au 31 décembre 2022 ;
    • éligibilité au FEAMP des dispositifs de concentration de poissons ancrés (DCP) ;
    • obtention d’enveloppes régionales de crédits européens conséquentes : plus de 41 M€, auxquels s’ajouteront les contreparties nationales et les crédits européens allouées à la mise en œuvre de mesure d’ampleur nationale ;
    • prise en compte de l’ensemble des surcoûts tout au long de la chaîne de production et pour l’ensemble des RUP, pour un total de 86,45 millions d’euros de crédits européens pour 2014-2020. Ces aides aux surcoûts bénéficieront notamment aux intrants alimentaires de l’activité aquacole.
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