Publié le 16 novembre 2016

La transition énergétique Outre-mer

Les objectifs du Grenelle de l’environnement pour les DOM, réaffirmée par la Loi transition énergétique pour une croissance verte sont ambiteux : en 2020, générer 50% de l’énergie consommée à partir de sources renouvelables et à l’horizon 2030, atteindre l’autonomie énergétique.

L’indépendance énergétique est un enjeu stratégique dans les régions insulaires, contraintes d’importer massivement des ressources fossiles (fioul, charbon, carburants). La faible taille des systèmes électriques conjuguée à la non interconnexion des réseaux, induit une plus grande fragilité que celle des réseaux interconnectés et nécessite une approche spécifique.
 
Les territoires d’outre-mer disposent néanmoins d’atouts considérables en matière d’énergies renouvelables : solaire photovoltaïque et thermique, biomasse, géothermie, énergies marines renouvelables qu’ils ont souvent déjà développés avec un certain succès et présentent, de fait, un mix énergétique original par rapport à celui de la métropole. L'hydraulique et la bagasse assurent par exemple aujourd'hui près de 30 % de la production en énergie de l'île de la Réunion.
 
De plus, compte tenu de leurs particularités, les systèmes énergétiques insulaires constituent un bon lieu d’expérimentation pour les réseaux électriques intelligents. La généralisation des chauffe-eaux solaires et l’installation croissante de panneaux photovoltaïque préfigurent ce que deviendront les bâtiments : des mini-centrales électriques collectant in situ des énergies renouvelables.
 
Au-delà de la production d’énergies renouvelables, l’efficacité énergétique constitue un réel marché clé du futur. Elle peut faire émerger une filière performante. Elle représente un potentiel d’industrialisation, d’emplois locaux et d’innovation. Le développement de modèles économiques plus sobres en énergie est une solution d’adaptation sans regret pour les outre-mer, à la fois pour faire face aux impacts directs du changement climatique sur la production et la consommation électrique, mais également pour gérer la hausse des coûts des énergies fossiles importées. L’enjeu est de créer les conditions d’un cercle vertueux liant efficacité énergétique, performance environnementale, relance économique et créations d’emplois.
 
La transition énergétique passe par ailleurs par le développement d’une offre de mobilité durable. Les transports représentent dans la plupart des DOM près de 70 % de l'énergie finale consommée et l'amélioration de cet impact transport est un des leviers forts pour atteindre l'indépendance énergétique du territoire. L’objectif est non seulement de faire baisser la part modale de la voiture individuelle mais également de baisser la consommation d’énergie fossile dans le secteur des transports grâce à une amélioration de l’offre en transport en commun, le développement des modes doux et la promotion de la mobilité électrique en fonction de l’évolution du mix énergétique.
 
Tous ces sujets sont au cœur des stratégies de développement durable des outre-mer. Les départements d’Outre-mer sont engagés dans cette réflexion, qui prend corps dans la finalisation en cours de leur programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) introduit par la Loi Transition énergétique pour une croissance verte. Ces PPE par territoire permettront de définir les moyens de production à développer tout en favorisant le développement des énergies renouvelables et l’autonomie énergétique.
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