Publié le 15 novembre 2016

L’emploi et la formation professionnelle dans les outre-mer : une politique publique prioritaire

Les économies ultramarines, confrontées à des handicaps structurels propres, liés notamment à l’éloignement, à l’insularité et à leur taille réduite, enregistrent des taux de chômage bien plus élevés que celui du territoire national et qui touchent plus particulièrement les jeunes.

L’emploi et la formation professionnelle dans les outre-mer : une politique publique prioritaire

En 2015, les taux de chômage s’élèvent à 24,6% à la Réunion, 23,7% en Guadeloupe, 21,9% en Guyane, 18,9 % à la Martinique et 23,6 % à Mayotte contre 10% en France hexagonale.

 

Celui des jeunes de moins de 25 ans s’élève pour cette même période à 52,4% à la Réunion, 55,2% en Guadeloupe, 46,7% en Guyane, 47,4% à la Martinique et 46,1% à Mayotte contre 24% en France hexagonale. Même si ce taux reste élevé, le taux de chômage des moins de 25 ans enregistre une baisse continuelle outre-mer depuis 2011.

 

L’acuité du problème du chômage dans les outre-mer nécessite la mise en œuvre d’une politique publique prioritaire, particulièrement engagée. Les dispositifs nationaux destinés à favoriser l’accès à l’emploi des publics les plus menacés par la précarité, sont pleinement déployés en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à la Réunion et à Mayotte, avec les adaptations nécessaires.

Les principales mesures ainsi mises en œuvre concernent :

  • les contrats aidés qui permettent aux publics les plus éloignés de l’emploi de bénéficier de mesures en faveur de leur réinsertion professionnelle et qui jouent un rôle prépondérant en termes d’employabilité et de cohésion sociale ;
  • le déploiement de la « garantie-jeunes » dispositif d’accompagnement en faveur des jeunes de 18 à 25 ans en situation de grande précarité (ni étudiants, ni en emploi, ni en formation - les NEET);
  • les aides à la création d’entreprise, car face à un marché de l’emploi trop étroit pour absorber le potentiel de demande d’emploi de la jeunesse ultramarine, l’accès ou le retour dans l’emploi durable par le biais de la création d’entreprise représente une alternative à l’emploi salarié au profit des demandeurs d’emploi. Différents dispositifs d’accompagnement ont été mis en place, dont les couveuses d’entreprises qui visent à valoriser les projets et surtout professionnaliser les porteurs de projet en leur offrant un cadre sécurisant pour éprouver leur projet, le projet initiative-jeunes, spécifique aux outre-mer, qui s’adresse aux jeunes qui créent ou reprennent une entreprise, ou encore les actions réalisées par l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique, l’ADIE, pour développer le microcrédit dans le cadre de conventions avec le ministère des outre-mer, avec pour objectif de cibler les publics les plus exposés au chômage et les secteurs en tension qui ont un impact sur le développement territorial ;
  • l’amélioration du niveau de qualification de la population active ultramarine, gage d’une insertion durable dans l’emploi, au travers d’un dispositif spécifique, le passeport pour la mobilité de la formation professionnelle (le PMFP), qui permet aux ultramarins de suivre une formation qualifiante hors de leur collectivité d’origine, dès lors que cette formation s’avère non disponible sur place. La gestion du PMFP est confiée à l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité, LADOM, opérateur de l’Etat rattaché au ministère des outre-mer.
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