François Hollande s’est engagé sur une "égalité réelle" entre les Outre-mer et la métropole même si la situation budgétaire empêchait de "tout entreprendre en même temps", en appelant les élus à prendre leur part, lundi en clôture de la journée des maires d’outre-mer à Paris.
"Le cap, c’est l’égalité réelle entre les Outre-mer et l’Hexagone", a déclaré M. Hollande, premier président de la République à se rendre à cette manifestation dédiée aux élus ultramarins réunis traditionnellement à l’Hôtel de Ville de Paris, à la veille de l’ouverture du Congrès de maires de France.
"Je remercie mes prédécesseurs de ne pas y avoir pensé ! J’y vois une tradition qui devra s’établir", a plaisanté M. Hollande devant une assemblée largement acquise à la gauche.
Accompagné du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, du ministre des Outre-mer Victorin Lurel et de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, M. Hollande a insisté sur "l’attention que l’Etat porte" à ces départements et collectivités.
Les Outre-mer sont "une chance pour la France", a affirmé le chef de l’Etat, citant la "biodiversité" et leurs "espaces" qui permettent à la France d’être présente à travers le monde et d’être la seconde puissance maritime. Il a évoqué en particulier la création d’une Agence de la biodiversité dont l’Outre-mer pourrait être "un vecteur".
"Nous devons vous dire clairement ce que vous pouvez attendre de l’Etat et ce que l’Etat attend des outre-mer", a ajouté M. Hollande.
"Chacun doit prendre sa part, l’Etat à travers une vision et une solidarité, vos collectivités en multipliant toutes les initiatives et toutes les innovations", a-t-il affirmé.
Egrenant les mesures déjà prises (ministère de plein exercice, budget en augmentation en 2013, loi contre la vie chère qui "s’appliquera sans délai", etc.), le président a rappelé aussi son "plein appui" à la "préservation" de "l’outil de la défiscalisation" en 2013, pour laquelle M. Lurel s’est, selon lui "battu", en particulier contre le ministre du Budget Jérôme Cahuzac.
François Hollande a cependant plaidé pour un nouveau dispositif "aussi fort, aussi coûteux — car il ne s’agit pas de faire des économies là-dessus — mais encore plus efficace pour que l’investissement outre-mer puisse être soutenu et développé".
"Nous avons un an et même un peu plus", a-t-il précisé.
M. Hollande a aussi mis l’accent sur l’attribution de "10% de l’enveloppe nationale" des 100.000 emplois d’avenir, "c’est-à-dire près de 10.000 contrats" aux jeunes d’Outre-mer "car le chômage des jeunes est un risque sérieux".
