Les Outre-mer
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Economie

L’Institut d’Emission des Départemets d’Outre-Mer (IEDOM) publie chaque année un rapport qui présente de façon détaillée la situation économique et financière de chaque département et collectivité.


 Conjoncture économique de Saint-Pierre-et-Miquelon

La reprise économique amorcée l’année précédente ne se confirme pas au cours de l’année 2011, même si des signes d’amélioration de la conjoncture peuvent être observés au second trimestre et, de manière plus perceptible, au quatrième trimestre. Rapport IEDOM 2011Le bilan de l’année reste donc en demi-teinte comme en témoigne l’orientation contrastée des principaux indicateurs économiques. Si la hausse de l’indice des prix est moindre qu’en 2010, elle se situe encore à un niveau élevé et l’indicateur de chômage s’inscrit en légère hausse sur un an. La consommation des ménages progresse, mais à un rythme bien inférieur qu’en 2010, tandis que l’investissement des ménages et des entreprises reste bien orienté.

 Une activité économique légèrement en retrait

Hausse des prix soutenue L’indice des prix à la consommation progresse de 3,6 % en glissement annuel, tiré par la hausse des produits manufacturés (+ 5,2 %). Dans un contexte de relative stabilisation de l’euro face au dollar canadien, la hausse des prix du carburant (+ 11,0 % sur un an) et du fioul domestique (+ 17,0 % sur un an) suite à la revalorisation intervenue au premier trimestre, explique en grande partie cette évolution.

Evolution légèrement moins favorable de l’emploi Le nombre mensuel moyen de demandeurs d’emploi en catégorie 1 s’élève à 236 en 2011, soit dix personnes de plus que l’année précédente. L’indicateur de chômage s’établit à 7,4 % en 2011 contre 7,1 % en 2010. Le bâtiment et les travaux publics reste le secteur qui compte le plus de demandeurs d’emploi avec 24 % du total, suivi des services à la personne avec 17 %.

Moindre progression de la consommation des ménages La croissance de la consommation des ménages ralentit, après la forte progression enregistrée en 2010. Les importations de produits alimentaires sont en hausse de 7,9 % sur un an (contre + 24 % en 2010) pour atteindre 16 millions d’euros, tandis que les importations de produits manufacturés se contractent de 4,4 % après une hausse de 27 % l’an passé pour atteindre 42 millions d’euros. Les crédits à la consommation poursuivent leur progression mais à un rythme moindre : ils augmentent de 1,4 % en glissement annuel en 2011 contre 2,1 % en 2010.

Investissement bien orienté, surtout pour les ménages L’investissement des entreprises affiche des résultats relativement satisfaisants (les importations de biens intermédiaires progressent de 13,6 % en valeur par rapport à 2010, pour un montant total de 5,6 millions d’euros). Les crédits à l’équipement accordés aux entreprises dépassent les 27 millions d’euros, mais reculent légèrement sur un an de 0,6 %. Le montant de ces crédits est relativement stable pour la deuxième année consécutive après une forte progression durant l’année 2009. L’encours des crédits à l’habitat des ménages s’inscrit à la hausse pour la quatrième année consécutive et approche les 69 millions d’euros à la fin 2011, en progression de 4,8 % sur un an.

Evolution contrastée selon les secteurs Traditionnellement tiré par la commande publique, le secteur du bâtiment et des travaux publics maintient son dynamisme, notamment grâce au démarrage du chantier de la nouvelle centrale électrique d’EDF. En revanche, d’autres secteurs qui avaient enregistré de bons résultats l’année précédente sont en retrait en 2011, en particulier la pêche et le tourisme.

Extrait de la synthèse du Rapport 2011