Publié le 30 novembre 2016

Wallis-et-Futuna - Economie

L’économie de Wallis-et-Futuna est restée traditionnelle et demeure faiblement monétarisée. L’autoconsommation y est deux fois plus élevée qu’en métropole. L’économie est largement soutenue par la dépense publique à travers les salaires distribués.

Le secteur administrateur concentre plus de la moitié de la création de richesse (54% du PIB) et emploie 60% des salariés déclarés.  Les exportations sont quasiment inexistantes du fait de l’éloignement de marchés potentiels et le tourisme est peu développé. L’activité économique (hors administration publique) se focalise sur l’agriculture, le BTP et le commerce. Les ressources du Territoire sont pour l’essentiel constituées de recettes douanières.
Source : L’économie de Wallis -et-Futuna en 2005 - www.cerom-outremer.fr - Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Agriculture

Le secteur primaire occupe une place importante à Wallis et Futuna même s’il reste encore largement ancré dans le domaine informel, voire non marchand. Si l’on dénombre en 2016 près de 120 entreprises agricoles patentées (la moitié se concentrant sur les activités de pêche), il existe, en outre, un très grand nombre d’exploitations familiales : 2 422 selon le recensement général agricole (RGA) de 2001.
Une grande partie des opérateurs du secteur primaire pratiquent à la fois l’agriculture, l’élevage et la pêche, avec pour vocation première la satisfaction des besoins familiaux et coutumiers. Selon l’enquête budget des familles (2005, STSEE), l’autoconsommation alimentaire est pratiquée par 80% des ménages et représente 26% de la dépense alimentaire totale des ménages. L’agriculture commerciale concerne peu d’acteurs économiques et se limite au maraîchage et à l’élevage de poules pondeuses.
 
En 2014, le Réseau d’Innovation et de Transfert Agricole (RITA), qui avait organisé un colloque international pour promouvoir « l’agriculture durable au service de la population », offre au Territoire une expertise pour appuyer sa démarche de développement et l’accompagner  dans l’élaboration d’une politique agricole et rurale adaptée. La rédaction d’un plan pluriannuel de développement durable du secteur primaire doit être achevée en 2016.
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Pêche

L’exploitation des ressources marines est une activité socialement et économiquement importante à Wallis et à Futuna. Selon l’enquête Procfish (CPS, 2005), la consommation des produits de la mer dans l’archipel est conforme à la moyenne régionale et aux normes insulaires. 35 % des ménages, voire plus de 70 % dans certains villages, tirent un revenu de la pêche à titre principal ou secondaire. L’activité de pêche conserve un caractère largement artisanal par la nature des moyens mis en œuvre (bateaux en bois, matériels rudimentaires) et le traitement réservé aux prises, majoritairement destinées à l’autoconsommation. Seuls 27% des exploitants vendent une partie du fruit de leur pêche et l’approvisionnement des commerces en produits de la mer demeure irrégulier et informel. L’Etat accompagne au travers de subventions diverses l’essor de la pêche professionnelle.
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Artisanat

A Wallis-et-Futuna, l’artisanat traditionnel est la vitrine du savoir-faire et de l’identité culturelle du Territoire. Cette activité consiste en la confection d’objets divers comme des tapas (toile faite d’écorce de mûrier tropical), des nattes en feuilles de pandanus tressées, des colliers de coquillage, des lances de guerre barbelées, des cases têtes, des pirogues, des tenues traditionnelles, etc. Il est pratiqué pour l’essentiel par les femmes et présente une vocation davantage coutumière que marchande même si l’on constate depuis 2 à 3 ans un net développement de manifestations en tout genre en faveur des produits artisanaux.
 
L’artisanat de production regroupe des activités très diverses : la mécanique, la construction, le textile, la menuiserie, l’agroalimentaire (essentiellement la boulangerie-pâtisserie) ou encore l’édition et l’imprimerie. Ce secteur est constitué d’un tissu de petites entreprises, souvent unipersonnelles, avec un faible impact sur l’emploi salarié. Il est aussi caractérisé par une activité fluctuante et très informelle et ne compte, en 2015, que 75 entreprises patentées (soit 12 % du nombre total d’entreprises).
 
En l’absence de véritable activité économique à Wallis-et-Futuna, l’artisanat constitue la principale source de revenus des personnes et des familles ayant su préserver le savoir-faire traditionnel.
 
Cependant, la transmission de ce savoir-faire n’est pas toujours acquise et les difficultés d’approvisionnement en matière premières obligent à l’innovation et à la créativité afin de pouvoir maintenir en circulation cette « monnaie traditionnelle ».
 
Le développement du tourisme, complètement inexistant sur le Territoire, serait de nature à permettre la pérennisation et le développement de l’artisanat traditionnel.
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Commerce

Le secteur du commerce a une place importante dans l’activité économique de Wallis-et-Futuna en raison du poids des importations dans l’économie locale. Un tiers des entreprises patentées du Territoire se consacrent à des activités commerciales (commerce de gros et de détail dont 4 supermarchés à Wallis et un à Futuna). Le secteur commercial emploie 13,1% des salariés déclarés et 22,9% des effectifs du seul secteur privé. L’économie wallisienne et futunienne est entièrement orientée vers la satisfaction de la demande intérieure, ce qui explique la prépondérance de ce secteur en terme d’emploi dans le secteur privé. Ce secteur est également celui qui bénéficie de l’accès le moins difficile au crédit (40% de l’encours total de crédits accordés aux entreprises).
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Tourisme

Le tourisme est une activité quasi inexistante à Wallis-et-Futuna malgré le potentiel exploitable du Territoire (climat, îlots, fonds marins, culture traditionnelle…). En effet, le développement de la filière est limité par de lourds handicaps :
  • le coût élevé du transport,
  • l’isolement des îles et leur éloignement des marchés touristiques potentiels,
  • l’absence de cadre juridique relatif à la propriété foncière empêchant les investisseurs extérieurs ou les opérateurs spécialisés de s’implanter,
  • le manque d’infrastructures,
  • les tarifs élevés des prestations, liés à l’indexation du coût de la vie.
Ces contraintes rendent le Territoire de Wallis-et-Futuna peu compétitif face à l’attractivité des autres destinations du Pacifique, plus faciles d’accès, moins chères et offrant des infrastructures adaptées. L’activité touristique reste donc marginale et la clientèle extérieure, essentiellement constituée de professionnels et de visiteurs familiaux, ne permet pas de développer une offre hôtelière significative, ni d’élargir la gamme des prestations touristiques relativement limitée. Le passage à proximité des îles de navires de croisière est par ailleurs insuffisamment exploité.
La société Atout France, opérateur chargé du développement touristique en France, a réalisé une mission à Wallis-et-Futuna en 2015 et conclu que le Territoire disposait d’atouts invitant au développement d’un tourisme culturel avec hébergement chez l’habitant. Le public-cible est constitué de Wallisiens et Futuniens établis en Nouvelle-Calédonie, n’ayant jamais vécu sur le Territoire et désireux de mieux connaître leurs racines.
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr

Transports

A Wallis-et-Futuna, le secteur des transports couvre avant tout le transport  aérien et maritime. Les services portuaires et aéroportuaires (manutention et entreposage) ainsi que les autres services associés (agences de voyage, transitaires etc.) emploient 2,5% des salariés déclarés et 7,7% des effectifs du secteur privé. L’activité de ce secteur, qui employait encore 12,1 % des effectifs du secteur privé en 2010, pâtit de baisse de la demande, engendrée par le déclin démographique du Territoire.
L’insularité et l’éloignement confèrent tant au port de Wallis qu’à celui de Futuna des rôles essentiels dans l’approvisionnement de l’archipel. Cependant, le Territoire est pénalisé par la faible fréquence et le coût élevé des transports aériens et maritimes. En outre, la petite taille du marché ne permet pas l’installation d’entreprises de transport concurrentes si bien que la desserte reste limitée et les coûts de transport élevés, tant pour le fret que pour le trafic des passagers.
Le seul réseau de transport en commun existant sur le Territoire est organisé en faveur des lycéens et collégiens.
Source : Rapport annuel IEOM 2015 - www.ieom.fr
Mise à jour du 26/07/2016
Préfecture - Administration supérieure
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