Située dans le Pacifique occidental, la Nouvelle-Calédonie, qui a une superficie de 18.575 km², fait partie de l’ensemble mélanésien. L’archipel comprend la Grande-Terre, deux fois grande comme la Corse (400 km de long sur 50 km de large), les quatre îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré), l’archipel des îles Belep, l’île des Pins et quelques îlots lointains. La zone économique exclusive couvre 1,4 millions de km² (soit la moitié de la superficie de la mer Méditerranée).
Géographie
La Nouvelle-Calédonie présente une grande variété de paysages.
L’île principale, appelée la Grande Terre, est traversée du Nord au Sud par une chaîne de massifs montagneux dont les sommets atteignent souvent plus de 1.000 mètres et culminent parfois à plus de 1.600 mètres (Mont Panié, Mé Mayoa, Mont Humboldt, massif du Kouakoué). Cette chaîne centrale coupe l’île en deux régions distinctes : la côte Est, avec des vallées profondes et luxuriantes, la côte Ouest, plus découpée, avec des plaines propres à la culture et à l’élevage surplombées par des massifs riches en minerais.
La Grande Terre se prolonge par de petites îles isolées comme l’île des Pins, au Sud (plateau argileux de 180 km²), ou l’archipel des Belep (220 km²) dans le lagon nord. Au nord s’étendent les atolls coralliens de Huon et Surprise (récifs d’entrecasteaux).
Les îles Loyauté (1 981 km²), d’origine corallienne, ont un relief plat.
En juillet 2008, Les lagons de la Nouvelle-Calédonie ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Un label de prestige pour ce magnifique lieu aussi riche que surprenant, qui prend ainsi sa place dans le cercle très privilégié des sites protégés et reconnus mondialement pour leur "valeur universelle exceptionnelle".
Climat
La Nouvelle-Calédonie jouit d’un climat tempéré que l’on pourrait qualifier de "tropical océanique", tempéré et ensoleillé.
Il existe deux saisons :
- la saison chaude (mi-novembre - mi-avril) : également saison cyclonique, avec des températures allant de 25 à 27°C
- la saison fraîche (mi-mai - mi-septembre) : plus sèche et avec des températures qui diminue de 20°C à 23°C le jour.
Histoire
Les plus anciennes traces archéologiques attestent d’un peuplement de la Nouvelle-Calédonie dès 1300 avant JC (période de Koné), encore que divers indices, comme la diversité linguistique de la Grande Terre ou les tumulus de l’Ile des Pins, laissent envisager des origines encore plus reculées.
En 1774, James Cook est le premier Européen à découvrir la Nouvelle-Calédonie, visitée l’année suivante par La Pérouse. Et c’est le 24 septembre 1853 que l’amiral Fébvrier-Despointes prend possession de l’île au nom de la France. La Nouvelle-Calédonie est française depuis cette date. La ville de Nouméa est créée en 1854.
A la colonisation de peuplement libre et agraire s’ajoute dès 1864 celle d’origine pénitentiaire. Le bagne, créé par Napoléon III, accueillera à un moment 5.000 communards, dont Louise Michel (révolutionnaire anarchiste française). Son rôle déclinera progressivement jusqu’à sa fermeture en 1897. Cette époque est marquée par de nombreuses révoltes de la population kanak, dont la plus célèbre est celle menée en 1878 par le grand chef Ataï.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, 50.000 soldats américains engagés dans la bataille du Pacifique séjournent en Nouvelle-Calédonie. En 1946, la Nouvelle-Calédonie devient un territoire d’Outre-Mer. Les années qui suivent la Libération sont marquées par la démocratisation et la généralisation du suffrage universel.
L’histoire de l’économie calédonienne est fondée sur l’exploitation du minerai de nickel dont la découverte revient à l’ingénieur Jules Garnier en 1864. Bien qu’ayant commencé dès 1874, ce n’est qu’après 1960 que la production de nickel entra dans une phase d’expansion modifiant profondément l’économie calédonienne.
Les années 80 sont marquées par la montée du mouvement indépendantiste Kanak. Les tentatives de répression de ce mouvement accroissent les tensions sur le territoire qui atteignent leur point culminant avec les évènements d’avril 1988. La signature des accords Matignon (26 juin 1988) et Oudinot (20 août 1988) permet d’apaiser les tensions politiques et d’engager le rééquilibrage économique.
Le 5 mai 1998 les trois partenaires des accords de Matignon (Etat, RPCR, FLNKS) ont signés l’accord dit de Nouméa qui fixe le cadre dans lequel s’inscrira l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie au cours des vingt prochaines années. La mise en oeuvre de cet accord a donné lieu à une révision de la Constitution (loi constitutionnelle n° 98-610 du 20 juillet 1998). Deux projets de loi (organique et ordinaire) relatifs à la Nouvelle-Calédonie détaillant le fonctionnement des institutions spécifiques mises en place dans le cadre de " l’accord de Nouméa " ont été adoptés définitivement par le Parlement le 16 février 1999.
Cet accord confère à la Nouvelle-Calédonie un statut unique et original. Il définit l’organisation politique et les modalités du développement social et économique de l’archipel pour une période comprise entre 15 et 20 ans. Il prévoit des transferts progressifs de compétences de l’Etat vers la Nouvelle-Calédonie, dès le 1er janvier 2000. Seront alors concernés : le statut des Kanak ("statut civil coutumier") et le régime des terres coutumières, les règles relatives au droit du travail et à la formation professionnelle, le travail des étrangers… L’Etat restera compétent pour les matières régaliennes : justice, défense, ordre public, monnaie…
Trois innovations majeures caractérisent le partage de souveraineté mis en place par l’accord de Nouméa : l’institution d’une citoyenneté calédonienne (définie par l’exercice du droit de vote aux élections provinciales) ; la possibilité reconnue à la Nouvelle-Calédonie d’exercer une certaine forme d’action internationale dans le Pacifique ; le vote des "lois du pays" par le Congrès du Territoire soumises au Contrôle du Conseil Constitutionnel. A partir de 2014, les électeurs résidant depuis au moins 20 ans sur l’archipel seront consultés sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté.
La Nouvelle-Calédonie est représentée au Parlement par deux députés, un sénateur. Un conseiller économique et social siège également à Paris.
Jacques Iékawé1946 - 1992
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Hymne
Le 26 juin 2008, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a dévoilé l’hymne et la devise de ce territoire français d’Outre-Mer. Dans la continuité des accords de Nouméa et vingt ans après la signature des Accords de Matignon, la Nouvelle-Calédonie se dote d’un hymne, d’une devise et d’un nouveau graphisme pour ses billets de banque. La devise choisie : « Terre de parole, Terre de partage » ainsi que le titre de l’hymne lui-même : « Soyons unis, devenons frères » indiquent la volonté de la Nouvelle-Calédonie de réconcilier les communautés de l’archipel qui se sont jadis déchirées et de se tourner résolument vers l’avenir.
> Écouter l’hymne sur le site du gouvernement de Nouvelle-Calédonie

