Les Outre-mer
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Présentation


 Introduction

Le territoire des îles Wallis et Futuna constitue un archipel de trois îles principales : Wallis, Futuna et Alofi.
Situées entre les îles Fidji à l’ouest, les iles Samoa à l’est et les îles Tonga au sud-est, elles appartiennent à l’Océanie polynésienne. Plus de 2. 000 km les séparent de la Nouvelle-Calédonie.

L’île de Wallis (Uvéa est le nom polynésien donné à l’île par ses habitants) à 200 km au nord-est de Futuna, d’une superficie de 75,64 km², porte le nom du premier marin qui la découvrit en 1767, le Capitaine Samuel WALLIS.
Futuna (46,28 km²) et l’îlot voisin d’ Alofi (17,78 km²), séparés par un chenal de 2 km, furent découverts en 1616 par des navigateurs hollandais. Ils leur donnèrent le nom des "îles Horn". Ces îles au relief volcanique et aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récifs, sont difficiles d’accès par la mer. Toutefois, l’Anse de Sigave permet aux bateaux d’y mouiller en toute tranquillité.
L’administrateur supérieur du territoire a le rang de préfet.

 Climat

Le climat des îles est tropical maritime, chaud, humide, pluvieux et de forte nébulosité, sans saison sèche. Les variations diurnes et saisonnières sont très faibles. Les minima et maxima de températures sont généralement compris entre 22°C et 32°C et les températures moyennes sont toujours supérieures à 25,5°C. L’humidité est comprise entre 82 % et 85 %.
La pluviométrie annuelle est supérieure à 3 250 mm. Le mois d’octobre est en général le plus pluvieux et le mois d’août le plus sec.
Bien que l’amplitude entre le mois le plus chaud (décembre avec 27,6°C) et le mois le plus frais (août avec 25,8°C) ne soit que de 1,8°C, les habitants distinguent deux "saisons" :

  • une saison fraîche de mai à septembre, ventilée par les alizés qui sont à leur apogée ;
  • une saison chaude de novembre à avril, pendant laquelle on recueille plus de 300 mm de précipitations en moyenne par mois.

Source : Rapport annuel IEOM 2010 - www.ieom.fr

 Géographie

Wallis et Futuna sont deux îles distinctes éloignées de 230 km l’une de l’autre. Wallis est une île relativement plate d’une superficie de 77,9 km², bordée d’un lagon et d’une barrière de corail comportant quatre passes dont la principale (Honikulu au sud) mène par un chenal balisé au wharf de Mata’Utu, chef-lieu du Territoire. Le lagon est parsemé, au nord, au sud et à l’est, d’une quinzaine d’îlots. Le point culminant est le mont Lulu, à 151 m d’altitude.
Futuna (46,3 km²) est une île montagneuse, sans lagon, avec un relief accidenté. L’îlot voisin d’Alofi (17,8 km²), inhabité, est séparé de Futuna par un détroit large de 1,8 km. Ces deux îles volcaniques aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récifs frangeants, sont difficiles d’accès par la mer. Les points culminants sont le mont Puke (524 m) à Futuna et le mont Kolofau (417 m) à Alofi. En raison de la proximité de la zone de fracture nord fidjienne et de l’existence d’une faille passant par Futuna et Alofi, l’activité sismique y est régulière. A Futuna, il existe un réseau hydrographique bien marqué alors que Wallis ne compte que de petites rivières temporaires.

Source : Rapport annuel IEOM 2010 - www.ieom.fr

 Population

Au dernier recensement de 2008, les îles Wallis-et-Futuna comptent 13 445 habitants et enregistrent un déclin de 1 500 habitants par rapport à 2003. Le taux de croissance annuel moyen s’avère donc négatif de 2,1 % par rapport à 2003. En proportion, la baisse a été plus forte sur l’île de Futuna (-13 %) que sur l’île de Wallis (-8,6 %).

Les indicateurs démographiques observés sur le Territoire des îles de Wallis-et-Futuna sont très éloignés de ceux de la France métropolitaine mais se rapprochent de ceux des autres collectivités d’outre-mer du pacifique (Nouvelle-Calédonie et Polynésie française).

La diminution du nombre d’habitants de Wallis-et-Futuna résulte de l’addition de deux facteurs. D’une part, l’accroissement naturel, différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès. D’autre part, le solde migratoire a fortement contribué à la baisse de la population. Cet important mouvement d’émigration est dû aux départs de jeunes étudiants et d’actifs vers la Nouvelle-Calédonie et la Métropole, qui offrent davantage de perspectives universitaires et professionnelles.

Depuis le dernier recensement effectué en 2008, le solde migratoire aux frontières a continué d’être négatif, avec une perte de 462 personnes en 2009 puis de 396 personnes en 2010. En y agrégeant les données des registres de l’état civil à Wallis et à Futuna relatives aux naissances et aux décès, on peut estimer la population du Territoire, fin 2010, à 12 835 personnes.

Source : Rapport annuel IEOM 2010 - www.ieom.fr

 Histoire

Peuplée de Polynésiens en provenance des Iles Tonga pour Wallis et des Samoa pour Futuna, les deux îles, visitées par des navigateurs au XVIIème siècle, ne connaissent pas de présence européenne notable avant le XIXème siècle et l’implantation de missions catholiques. Les trois royaumes d’Uvéa, d’Alo et de Sigave signent un traité de protectorat avec la France, ratifié en 1887.

Saint Pierre Chanel

1803-1841
Pierre Chanel, père mariste, réalise à Futuna son désir d’être missionnaire. Apôtre de l’Océanie, il demeure un symbole pour les îles Wallis et Futuna. Il est canonisé en 1954.

Utilisées par les Etats-Unis comme base avancée pendant la Seconde Guerre Mondiale, Wallis et Futuna choisissent de devenir Territoire d’Outre-Mer par référendum en 1959. Le statut du territoire est fixé par la loi du 29 Juillet 1961.

Brève histoire du peuplement de l’Océanie

Les données les plus récentes de l’archéologie, associée à des recherches en linguistique et en génétique, attestent que les migrations humaines de l’Asie vers l’Océanie se sont déroulées sur 50.000 ans.

C’est tout d’abord, il y a 40.000 ans, l’Australie qui accueille ses premiers habitants - les Aborigènes d’aujourd’hui alors qu’elle est encore soudée à l’actuelle Nouvelle-Guinée. Le niveau de la mer étant plus bas qu’aujourd’hui du fait de la période glaciaire, de nombreuses portions de terre alors émergées permettaient la circulation des populations humaines, ainsi d’ailleurs que des animaux et des plantes.

Séparée du continent australien au septième millénaire avant notre ère, l’actuelle Nouvelle-Guinée accueille, il y a environ 10.000 ans, des cultivateurs de taros qui ont vraisemblablement introduit le porc dans la région, à partir de leur lieu de dispersion, l’Asie du sud-est.

Les ancêtres des Océaniens insulaires actuels ont, au cours des quatre derniers millénaires, fait souche sur les divers archipels du Pacifique, encore vierges de toute présence humaine. Ces migrants plus récents ont implanté leur civilisation de l’Indonésie à l’île de Pâques et jusqu’à Hawaï. Ils appartiennent à une même famille linguistique et culturelle, celle des Austronésiens, qui est aujourd’hui répartie en trois grands groupes géographiques dans le Pacifique : les Polynésiens à l’est, les Micronésiens au nord-ouest et, plus au sud, les Mélanésiens.

Les institutions coutumières

Une spécificité du territoire : trois royaumes dans la République.

Si le territoire forme une entité administrative, l’organisation coutumière, respectée par la République, distingue trois royaumes : celui d’Uvéa à Wallis et ceux d’Alo et de Sigave à Futuna qui se confondent avec les circonscriptions administratives.

A Uvéa, le roi (hau), qui porte le titre de LAVELUA, est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d’un Premier Ministre (Kalae-Kivalu) et de cinq Ministres : Mahe Fotuaika, chargé de l’environnement et des affaires maritimes ; Ului Monua, chargé de l’agriculture ; Kulitea, chargé de la justice et de la culture ; Fotua Tamai, chargé de la santé ; Mukoi Fenua, chargé de la jeunesse. Le conseil des Ministres est assisté du Pului’Uvéa, chef de la police. Le LAVELUA nomme sur proposition de la population, les chefs de district, appelés " faipule " qui ont eux-mêmes autorité sur les chefs de village, les " Pule Kolo ". Ces derniers, qui peuvent lever les corvées d’intérêt général, sont plébiscités ou destitués par la population au cours d’assemblées générales, dites " fono " qui ont lieu le dimanche dans une case commune appelée " fale fono ".

  • L’île d’Uvéa comprend 21 villages répartis en 3 districts : Hihifo : Malae, Alele, Vaitupu, Vailala, Tufuone ;
  • Hahake : Liku, Akaaka, Mata’Utu (chef-lieu), Ahoa, Falaleu, Haafuasia ;
  • Mua : Lavegahau, Tepa, Haatofo, Gahi, Utufua, Malaefoon, Teesi, Kolopopo, Halalo, Vaimalau.

A Futuna, l’île est divisée en deux royaumes : Sigave et Alo qui comprennent au total 15 villages :

  • Alo : Malae, Taoa, Ono, Kolia, Alofi, Poï, Vele, Tamana, Tuatafa ;
  • Sigave : Leava, Nuku, Vaisei, Fiua, Toloke, Tavai.

Chaque roi (sau) est détenteur de l’autorité coutumière pour son royaume. Le Tuiagaifo à Alo et le Tui’sigave à Sigave sont assistés de 5 Ministres appartenant à des villages différents, d’un chef de cérémonies et d’un chef de la police.

Il est à noter que le roi de Sigave qui porte actuellement le titre de Tui’sigave, peut porter également celui de Tamolevai, Keletaona ou Safoka, selon la famille à laquelle il appartient. Dans les deux royaumes, les chefs de villages sont désignés par un conseil des anciens.

 Statut

La loi n° 61-814 du 29 juillet 1961 "garantit aux populations du territoire le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit…" (art. 3). Le territoire est représenté au Parlement de la République par un député et un sénateur. Une personnalité, désignée par le Gouvernement, siège au Conseil économique et social.

Suite à la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, le Territoire de Wallis-et-Futuna devint une Collectivité d’Outre-mer à statut particulier, sans que le statut de 1961 n’ait été modifié.